Publié par : swapfi | 5 mai 2011

Le marché immobilier à fin Avril 2011.

A contrario de l’année 2010, le marché de l’immobilier, au terme des quatre premiers mois de l’année 2011, voit ses prix augmenter. Un effet de levier sensible sur les taux de crédits immobiliers est aussi constaté. Les vendeurs souhaitent obtenir le meilleur prix et réaliser ainsi une plus-value et les acquéreurs gèrent leur budget au plus juste en tentant d’obtenir le meilleur taux d’emprunt.

L’IMMOBILIER EN ILE DE FRANCE :

La légère reprise des transactions immobilières en 2010 a incité les propriétaires à mettre en vente dans l’optique de bénéficier de l’engouement sur les prix et de réaliser une belle opération. Le nombre plus restreint d’acquéreurs à laissé la part belle aux vendeurs qui n’avaient que l’embarras du choix. Une belle alchimie opérait entre le vendeur motivé et l’acquéreur bénéficiant de taux de crédit immobilier historiquement bas.

En 2011, le tendance semble inversée. En effet, boostés par la mise en place du nouveau “prêt à 0% plus”, les acquéreurs sont toujours présents. Par contre l’augmentation sensible des taux d’emprunts a diminué fortement leur capacité d’endettement et donc leur enveloppe d’achat. Les vendeurs n’ayant pas forcément compris cette nuance importante, restent sur leurs positions en proposant toujours un prix élevé. Les candidats à l’achat semblent, pour certains, démotivés face à une négociation en sens unique et reportent parfois leur achat à plus tard. Le nombre de vente a baissé de 3% sur une moyenne nationale et les délais de transaction ont doublés.

LE MARCHE DU CREDIT IMMOBILIER.

L’année 2010 a été propice aux montage de crédits immobiliers, le marché étant soutenu notamment par une forte activité dans le domaine du neuf (vente en état futur d’achèvement). Les taux d’emprunts très bas ont favorisés les acquéreurs et permis aux banques de reconstituer leurs encours de crédits mis à mal en 2008 et 2009.

En ce début d’année 2011, l’inflation en France a augmenté et a entraîné mécaniquement une hausse sensible du coût de l’euro. Les banques ont tenté de contenir cette hausse quelques temps afin de contribuer à la poursuite de la reprise du marché. Rattrapées rapidement par la gestion de leurs marges, elles ont répercuté ces coût sur leurs barèmes clients. En effet, les coûts de refinancement ayant fortement augmentés, les banques ne pouvaient maintenir des taux bas et vendre ainsi à perte.

Une conjoncture entre hausse des prix de l’immobilier et hausse des taux est aujourd’hui constatée. Le marché est toujours actif mais accuse d’un sérieux ralentissement ne contribuant pas un la reprise économique tant attendue. Une légère détente des prix pourrait à elle seule relancer un marché presque grippé….

Laurent Bouchet.


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